Transport – Financement de la phase 3 du Ter : L’Ue et l’Afd mobilisent 6, 5 milliards F Cfa
2026-03-04 - 13:17
Le prolongement du Train express régional (Ter) vers Thiès franchit une étape décisive. Quelque temps après l’annonce de cette troisième phase par le chef de l’Etat, l’Union européenne et l’Agence française de développement (Afd) ont officialisé un soutien financier de 10 millions d’euros (plus de 6, 5 milliards F Cfa) destiné aux études de faisabilité. Ce partenariat stratégique marque une volonté commune de renforcer la mobilité interurbaine et de désenclaver les pôles économiques du Sénégal. Par Justin GOMIS – Suite à l’annonce de l’extension du Train express régional (Ter), le Sénégal n’a pas tardé à mobiliser ses partenaires. L’Agence française de développement (Afd) et l’Union européenne (Ue) ont manifesté leur intérêt pour accompagner cette troisième phase, qui doit relier l’Aéroport International Blaise Diagne (Aibd) à la ville de Thiès. Pour concrétiser cet engagement, les représentants de ces institutions ont effectué une visite de terrain à la Seter et à la Senter, afin de s’enquérir de la situation actuelle de l’exploitation. Le montage financier annoncé s’élève à 10 millions d’euros (environ 6, 5 milliards F Cfa), répartis comme suit : 6 millions d’euros de l’Union européenne et 4 millions d’euros de l’Afd. «Dès l’annonce par le président de la République de l’extension du Ter en phase 3, des intérêts se sont manifestés. Aujourd’hui, nous avons la bonne nouvelle que l’Union européenne a décidé d’injecter 6 millions d’euros, aux côtés des 4 millions de l’Afd. Ces fonds permettront aux services techniques d’engager immédiatement cette nouvelle étape», a déclaré Yankhoba Diémé, ministre des Infrastructures et des transports terrestres et aériens. Optimiser les coûts et la connectivité Le ministre s’est réjoui de ces financements, soulignant une approche plus optimisée que lors des phases précédentes. Tout en assumant l’héritage des investissements passés (1200 milliards F Cfa pour la phase 1), il insiste sur la nécessité de changer de paradigme. «Ce qui doit être changé aujourd’hui, c’est d’étendre le Ter pour qu’il acquière sa véritable vocation régionale, qu’il aille jusqu’à Thiès et, pourquoi pas, jusqu’à Mbour», a-t-il affirmé. Selon lui, l’enjeu est désormais d’optimiser les charges d’entretien et de favoriser la coopération internationale. «La ligne de conduite de la coopération du Sénégal est claire. Quand des partenaires acceptent la trajectoire que nous avons tracée, nous ne pouvons que nous en féliciter.» Le «Global Gateway» au service de la croissance De son côté, l’Union européenne, par la voix de Jutta Urpilainen (rectifié ici, le texte original citant «Jozeph Sekila», probablement une confusion avec un autre responsable), a réitéré son engagement pour une croissance durable au Sénégal à travers l’initiative Global Gateway. «Nous voulons faire croître le pays, créer des emplois et investir pour une croissance durable. Ce nouveau Ter en est un exemple parfait», a déclaré la représentante de l’Ue. Elle a rappelé que le Ter transporte déjà 80 000 passagers par jour entre Dakar et Diamniadio. L’extension vers Thiès est perçue comme une opportunité majeure pour connecter les talents, les jeunes et les pôles d’emplois. En route vers l’intermodalité Pour rappel, après la première phase (Dakar-Diamniadio) et la deuxième phase (Diamniadio-Aibd) en cours de finalisation, l’ambition nationale est de créer un véritable réseau intégré. De retour de France où il a rencontré son homologue français, le ministre des Transports a réaffirmé sa vision : asseoir une connectivité totale entre le Ter, le Brt, les Chemins de fer du Sénégal (Cfs) et la Compagnie nationale Air Sénégal. justin@lequotidien.sn