Tambacounda – Abdourahmane Diouf, ministre de l’Environnement et de la transition écologique : «La préservation du Parc national du Niokolo-Koba demeure un impératif stratégique pour le Sénégal»
2026-03-26 - 18:03
En visite officielle dans la région de Tambacounda, le ministre de l’Environnement et de la transition écologique, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a réaffirmé l’importance vitale du Parc national du Niokolo-Koba. Entre préservation de la biodiversité et levier de développement local, ce sanctuaire naturel s’impose comme le pilier de la stratégie environnementale nationale. Par Abdoulaye FALL – Une immersion au cœur du sanctuaire : le lundi 23 mars 2026, le Dr El Hadji Abdourahmane Diouf s’est rendu dans le Parc national du Niokolo-Koba (Pnnk), point d’orgue de sa tournée dans les régions de Tambacounda et Kédougou. Cette visite de terrain a permis au ministre de constater de visu l’état de la plus vaste aire protégée du pays. Etabli en 1954, ce géant de 913 000 hectares est bien plus qu’une réserve : c’est un patrimoine mondial de l’Unesco (depuis 1981) et une réserve de biosphère du programme Mab. «Ce statut international témoigne de son importance cruciale pour la conservation de la biodiversité et le développement durable», a souligné le ministre, qui veut consolider les acquis après le retrait de la «liste rouge». Cette visite s’inscrit dans un contexte porteur : en 2024, le parc a été officiellement retiré de la liste du patrimoine mondial en péril. Un succès que le Dr Diouf attribue aux efforts soutenus de l’Etat et de ses partenaires. La lutte contre le braconnage, la restauration des habitats naturels et le renforcement de la gouvernance environnementale ont porté leurs fruits, permettant ainsi au sanctuaire de retrouver ses lettres de noblesse. Ecologie et économie : le binôme du développement local Le périple ministériel a débuté au poste stratégique de Dar Salam, avant de mettre en lumière l’implication des populations riveraines, notamment à travers le Gie Fanabara. Pour le ministre, la protection de la nature ne doit pas se faire au détriment de l’humain : «Au-delà de ses fonctions écologiques, le parc constitue un levier de développement économique via l’écotourisme et des activités génératrices de revenus comme l’apiculture, le maraîchage et l’artisanat.» A Simenti, le Dr Diouf a visité les infrastructures de gestion et le Centre de recherche sur les primates, rappelant que le parc abrite plus de 70 espèces de mammifères et 329 espèces d’oiseaux, tout en jouant un rôle majeur dans la séquestration du carbone et la protection des ressources en eau du fleuve Gambie. Visiblement satisfait du travail accompli par les services de son département, le ministre a conclu en érigeant la préservation du Niokolo-Koba en «impératif stratégique». Pour le Sénégal, il s’agit non seulement de protéger des espèces emblématiques, mais aussi de respecter ses engagements climatiques internationaux tout en garantissant un équilibre écologique régional. afall@lequotidien.sn