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Soutien à son ex-Président : Le Sénégal se désolidarise de l’initiative du Burundi

2026-03-28 - 18:05

La Commission de l’Union africaine a transmis un projet de décision pour soutenir la candidature de l’ancien Président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. Cependant, dans une note officielle, le gouvernement du Sénégal précise n’avoir jamais endossé cette démarche initiée par le Burundi. Un imbroglio diplomatique de taille secoue les couloirs de l’Union africaine (Ua) à Addis-Abeba. Le 26 mars 2026, la Commission de l’Ua a diffusé un projet de décision visant à entériner la candidature de Macky Sall, ancien Président du Sénégal, pour succéder à Antonio Guterres à la tête de l’Onu. Cette proposition émane directement de S.E. Evariste Ndayishimiye, président de la République du Burundi et actuel président de l’Ua. Le projet de décision de l’Ua souligne l’urgence de la situation, rappelant que les candidatures pour le poste de Secrétaire général doivent être soumises au plus tard le 1er avril 2026. Le texte vante le «leadership» et le «réseau international» de Macky Sall, appelant à la solidarité continentale pour faire triompher cette candidature africaine. Pourtant, la réponse du Sénégal ne s’est pas fait attendre, et elle est dénuée de toute ambiguïté. Dans une note verbale datée du 27 mars 2026, la Mission permanente du Sénégal auprès de l’Ua a formellement démenti tout soutien à cette initiative. «Le gouvernement du Sénégal n’a, à aucun stade, endossé cette candidature et n’a pas été associé à l’initiative y afférente, telle qu’entreprise par le gouvernement du Burundi.» Le Sénégal refuse d’être «partie prenante» La diplomatie sénégalaise va plus loin en affirmant que, dans ces conditions, elle ne saurait être considérée comme «partie prenante à ladite démarche». Ce désaveu intervient alors que l’Ua tentait de faire passer cette décision via une procédure de silence, laquelle aurait validé la candidature en l’absence d’objections d’un tiers des Etats membres avant ce 27 mars au soir. Cette situation pose la question de la validité d’une candidature internationale pour un ancien chef d’Etat sans l’onction officielle de son propre pays d’origine. Alors que l’Ua invoque l’Agenda 2063 et la nécessité pour l’Afrique de «parler d’une seule voix», le cas Macky Sall révèle, au contraire, une fracture nette entre les instances continentales et les autorités de Dakar.

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