Sécurité renforcée et délocalisation : Vers une mutation profonde de l’Ucad
2026-02-25 - 13:07
Au-delà de la gestion de crise immédiate, le Premier ministre a tracé les contours d’une réforme radicale de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad). Ce plan repose sur deux piliers majeurs pour briser le cycle de l’instabilité et de la surpopulation. Considérant désormais le campus social comme «un quartier, comme tous les autres quartiers», Ousmane Sonko a instruit le ministre de l’Intérieur d’étudier l’implantation d’un commissariat de police permanent. L’objectif est de substituer aux interventions ponctuelles et musclées, un dispositif de proximité capable de prévenir les débordements. Face à l’asphyxie de l’espace universitaire, le chef du gouvernement a annoncé une mesure historique : la délocalisation partielle de l’université. «2500 étudiants ne peuvent plus être parqués ici», a-t-il martelé, affichant sa volonté de rompre avec le «parquage» pour garantir aux étudiants des conditions de vie et d’apprentissage dignes. En collaboration avec les ministères de l’Economie et de l’Enseignement supérieur, l’Exécutif planche sur de nouveaux modèles de gestion. La promesse est claire : garantir aux étudiants sérieux «les meilleures conditions» d’études offertes par l’Etat. Conscient que ces changements structurels bousculent les habitudes, Ousmane Sonko a rappelé que «la gouvernance n’est pas un long fleuve tranquille», signe qu’il est prêt à affronter les résistances pour imposer ce nouveau visage de l’enseignement supérieur.