TheSenegalTime

Sécurité des femmes : La police passe à l’offensive contre les violences

2026-03-23 - 17:54

A l’occasion du mois de la femme, l’Inspecteur général de police Mame Seydou Ndour a ouvert, ce 17 mars 2026, un atelier stratégique de deux jours sur la sécurité des femmes. En partenariat avec Onu-Femmes, l’institution policière réaffirme sa position de premier rempart pour les victimes de violences sexuelles et sexistes. La police est la porte d’entrée de la Justice. «La Police nationale est le premier échelon de la Justice.» Par ces mots forts, le Directeur général de la Police nationale (Dgpn) a rappelé la responsabilité immense qui pèse sur les Forces de l’ordre. Dans le cadre du programme mondial «Safe cities and safe public spaces», cet atelier vise à transformer les espaces publics en lieux de sécurité et non de menace pour les citoyennes. L’accent est mis sur la qualité de l’intervention : des enquêtes de flagrance plus rapides au maintien de l’ordre respectueux des droits, chaque étape est cruciale pour garantir que le parcours de la victime ne soit pas un second traumatisme. Une prise en charge humanisée et spécialisée, et briser les obstacles structurels Le cœur de cette stratégie repose sur un constat simple : pour mieux protéger les femmes, il faut une police qui leur ressemble et qui les comprenne. L’intégration croissante des femmes dans les rangs -atteignant aujourd’hui 11, 18% des effectifs- n’est pas qu’une question de chiffres, c’est un levier d’efficacité opérationnelle. Une valeur ajoutée pour les victimes : l’intégration des femmes dans les missions opérationnelles permet une approche plus sensible et efficace, notamment lors de l’accueil et de l’écoute des victimes de Violences basées sur le genre (Vbg). Ce climat de confiance est essentiel pour encourager les plaintes et briser le silence. Sous le thème «Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles», la Police nationale s’attaque aux racines de l’insécurité avec un renforcement de la présence terrain : intensification des patrouilles de sécurisation (diurnes et nocturnes) pour prévenir le harcèlement de rue, valoriser les femmes cadres pour qu’elles impulsent des politiques de sécurité plus inclusives et sensibiliser les agents pour éliminer les biais qui pourraient freiner l’accès à une Justice équitable. Pendant ces deux jours (17 et 18 mars), experts et cadres de la police se sont attelés à transformer ces engagements en directives concrètes. L’objec­tif final reste inchangé : faire en sorte que chaque femme et chaque fille puisse circuler et vivre en toute dignité dans l’espace public.

Share this post: