Projet stratégique pour sécuriser l’eau à Dakar : L’usine de dessalement des Mamelles entre dans sa phase finale
2026-03-14 - 13:17
Le ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, le Dr Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu sur le site de la future usine de dessalement de l’eau de mer des Mamelles. Accompagné de ses homologues de la Santé et de la Pêche, il a constaté l’état d’avancement exceptionnel de ce chantier stratégique. Au-delà de la sécurisation de l’eau potable pour Dakar, ce projet d’envergure injecte des investissements sociaux majeurs au profit des populations de Ouakam. Par Abdou Latif Mohamed MANSARAY – C’est un bond technologique vers l’autonomie. Le projet de l’usine de dessalement des Mamelles franchit le dernier virage. Lors de sa visite de chantier, le Dr Cheikh Tidiane Dièye a exprimé sa satisfaction face à l’imminence de la livraison de l’ouvrage : «Nous sommes aujourd’hui à un taux de réalisation compris entre 90 et 98%. Entre ma visite de l’année dernière et celle-ci, le saut qualitatif est flagrant. C’est une infrastructure de pointe qui fait du Sénégal une référence régionale», s’est réjoui le ministre. Véritable vitrine technologique, cette usine est une première nationale. Elle vise à diversifier les sources d’approvisionnement de la capitale, réduisant ainsi la dépendance critique vis-à-vis du Lac de Guiers. Avec une capacité initiale de 50 000 m3 par jour (extensible à 100 000 m3), elle garantira une stabilité de la distribution d’eau dans une zone urbaine en pleine expansion. Le projet ne se limite pas aux tuyaux et membranes de filtration. Le gouvernement a tenu à ce que l’infrastructure s’accompagne de retombées directes pour les résidents de Ouakam : pour la santé de proximité, un nouveau centre de santé, entièrement reconstruit, a été inspecté par la délégation. Le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a annoncé une mise en service pour juin, avec l’affectation de spécialistes (pédiatrie, gynécologie) et l’ouverture d’un bloc opératoire moderne. La ministre de la Pêche, Fatou Diouf, a mis en avant la construction d’une usine à glace, indispensable pour limiter les pertes post-capture. Au total, près de 735 millions de F Cfa seront injectés pour moderniser le quai de pêche et les unités de conservation de Ouakam en soutien aux pêcheurs. Un investissement colossal soutenu par le Japon Financé à hauteur de 137 milliards de francs Cfa grâce au partenariat avec le Japon, ce projet représente l’un des investissements les plus massifs du secteur de l’eau au Sénégal. En transformant l’océan en source de vie, le gouvernement sénégalais réaffirme sa volonté de bâtir une résilience durable face aux défis climatiques et démographiques. Les premiers mètres cubes d’eau dessalée devraient couler dans les robinets dakarois très prochainement.