Produits halieutiques : Hausse de 25, 6% des importations
2026-03-07 - 13:18
Le rapport de la Situation économique et sociale nationale 2025 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) relève qu’en 2024, «les volumes importés de produits halieutiques se sont établis à 34 313 tonnes, contre 25 539 tonnes en 2023, soit une progression notable de 25, 6%». Par Dialigué FAYE – Sur le plan des échanges avec l’extérieur, les importations de produits halieutiques poursuivent leur tendance ascendante au Sénégal. A preuve, relève le dernier rapport de la Situation économique et sociale nationale de l’Ansd, «les volumes importés se sont établis à 34 313 tonnes en 2024, contre 25 539 tonnes en 2023, soit une progression notable de 25, 6%. En revanche, les exportations de produits halieutiques ont connu une contraction en 2024. Les volumes exportés se sont établis à 246 392 tonnes, contre 273 478 tonnes l’année précédente, soit une baisse de 11%. En valeur monétaire, les recettes issues de ces exportations sont passées de 304, 9 milliards de francs Cfa en 2023 à 267, 0 milliards de francs Cfa en 2024, représentant un recul de 13, 4%». L’Agence nationale de la statistique et de la démographie rappelle que «la pêche et l’économie maritime revêtent une importance stratégique dans le cadre des politiques et stratégies de développement économique et social. Leur contribution dépasse la simple fourniture de denrées alimentaires. Elles participent de manière significative à la sécurité alimentaire, à la génération de revenus et à la création d’emplois, tout en constituant un levier essentiel pour les exportations et l’approvisionnement en devises du pays. Le secteur de la pêche est menacé par plusieurs facteurs, notamment le changement climatique, la pollution, l’érosion côtière, les crues et inondations en milieu continental, l’exploitation du pétrole et du gaz (marée noire), la conjoncture économique, etc.». En 2024, note le document, «la production du secteur de la pêche et de l’aquaculture a enregistré une hausse de 2, 4% de sa valeur ajoutée en volume, après avoir connu une contre-performance de 3, 3% en 2023. La reprise constatée en 2024 trouve son origine dans la résilience de la pêche artisanale dont les débarquements ont connu une légère hausse de 0, 2%. Cette évolution positive a été partiellement atténuée par la contreperformance des deux autres segments du secteur, à savoir la pêche industrielle et la pêche continentale, qui ont accusé des baisses respectives de 17, 9% et 13, 9% sur la même période. Le recul de la pêche continentale s’explique principalement par des facteurs climatiques défavorables. En effet, les fortes précipitations enregistrées dans la région de Kédougou ont provoqué d’importantes inondations, compromettant les activités de pêche dans les zones affectées. A cela s’ajoute l’arrêt partiel des activités de nombreux pêcheurs dans la région de Kaffrine. S’agissant de la pêche industrielle, la baisse observée résulte en partie de la réduction du nombre de licences de pêche octroyées, lesquelles ont reculé de 10, 1%». A l’inverse, souligne l’Ansd, «l’aquaculture a confirmé sa dynamique positive. La production aquacole a ainsi progressé de 15%, passant de 1804 tonnes en 2023 à 2074 tonnes en 2024. Ce bond résulte notamment de l’extension des fermes aquacoles dont le nombre est passé de 283 en 2023 à 342 en 2024. Toutefois, il convient de souligner que ce résultat encourageant a été partiellement compromis par la non-finalisation de certains projets et programmes d’aménagement de nouvelles infrastructures aquacoles». dialigue@lequotidien.sn