Présentation de son dernier ouvrage : Pr Souleymane Astou Diagne honoré à Bargny
2026-02-14 - 13:00
Le professeur Souleymane Astou Diagne a publié, il y a quelques jours, un nouveau livre intitulé «Le poids du numérique dans l’économie du Sénégal». Après l’avoir présenté au public, il a tenu à en faire profiter son terroir, Bargny. Cet opus de 261 pages est une restitution de l’expérience qu’il a vécue au cœur de l’action de l’Etat sur la gestion du numérique, en tant que directeur de Cabinet du ministre de l’Economie numérique. Après en avoir fait la dédicace officielle à Dakar, l’enseignant d’économie à l’université de Bambey a tenu à présenter son ouvrage à Bargny, dans sa ville natale, auprès des siens. Samedi dernier, tout ce que la ville de Bargny compte de personnalités, dans tous les secteurs d’activités, a tenu à être présent pour honorer Souleymane Astou Diagne, ce digne fils du terroir, qui n’a jamais voulu se couper de ses racines. La présentation de son livre Le poids du numérique dans l’économie du Sénégal, a offert à tous les Bargnois l’opportunité de rendre hommage à l’un des leurs. Ce fut ainsi un moment de communion, qui a donné à tous l’occasion de voir l’ancien maire de Bargny côtoyer en bonne intelligence, sinon en toute complicité, celui qui l’a remplacé à la tête de la commune. On a vu aussi l’Etat, représenté au plus haut niveau par le ministre de l’Environnement, El Hadj Abdourahmane Diouf, venu en tant que parent de Rufisque et collègue de Souleymane Astou Diagne à cette cérémonie d’hommage. Finalement, la salle de la Médiathèque Abasse Ndionne de Bargny s’est trouvée trop exiguë pour contenir tous ceux qui tenaient à être présents. Parlant de son livre, le professeur Diagne a réitéré ce qu’il avait déclaré lors de la première dédicace. «J’ai pu voir quelles étaient les contraintes du secteur du numérique, les potentialités, les obstacles également, comment le numérique est mené au Sénégal, pour restituer ma part de compréhension et impulser un débat public sur la question du numérique.» L’économiste a ajouté : «Mon passage au ministère de l’Economie numérique m’a permis de mieux appréhender l’importance du numérique pour un développement durable du pays. Tout gouvernement doit investir dans le numérique, parce que sans le numérique, aucune économie ne peut fonctionner durablement.» Pour illustrer son point de vue, dans son ouvrage, Souleymane Astou Diagne prend en exemple les questions de cybersécurité. «La Direction générale des impôts et domaines s’est trouvée confrontée à une cyberattaque et ne pouvait pas travailler», a-t-il rappelé. Et au moment où il en parlait, la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf) de la police se trouvait dans la même situation, sinon plus grave encore. Pour éviter ces écueils dans le fonctionnement de nos économies, «il faut investir dans le capital humain», a-t-il indiqué. Selon l’enseignant titulaire à l’université de Bambey, «nous devons être capables d’esquiver les attaques d’où qu’elles viennent, et de former des jeunes dotés d’un comportement proactif et à même de trouver des solutions qui sont d’ordre national». Ce qui l’amène dans cet ouvrage à préconiser l’engagement dans la production de technologie locale. De ce fait, l’auteur a tenu à montrer dans son livre que tout problème qui se situe dans l’espace national pourrait trouver une solution dans une application numérique, prenant l’exemple du transport. «Le secteur est resté statique, et des applications comme Yango sont venues et l’ont bouleversé. Les acteurs traditionnels n’étaient pas capables de réagir. Résultat des courses : les chiffres d’affaires ont baissé drastiquement. Tous les gens qui ont investi dans le secteur traditionnel ont aujourd’hui des problèmes du fait de la concurrence d’applications technologiques», a-t-il fait savoir. L’économiste affirme que l’importance du numérique ne se limite pas seulement au transport. «Que ce soit les domaines de la santé, de l’éducation, du transport ou celui de la communication, tous ces secteurs doivent investir massivement dans l’innovation. Et ça doit passer par la recherche et le développement.» justin@lequotidien.sn