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Piratage audiovisuel à Guédiawaye : La Bnlpc démantèle un important réseau de câblodistribution clandestine

2026-03-16 - 13:26

La Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefaçon (Bnlpc) a porté un coup d’arrêt à une vaste entreprise de captation illicite de programmes télévisés dans la banlieue dakaroise. Une opération d’envergure, menée les 11 et 12 mars 2026 à Hamo 6 et Sam Notaire, a permis l’arrestation de trois suspects et la saisie d’un matériel technique conséquent, révélant l’existence d’une organisation structurée opérant sans aucune licence légale. Après Ouakam, la Police nationale a opéré une descente musclée à Hamo 6 et Sam Notaire. Tout a commencé le mercredi 11 mars, lorsque les enquêteurs de la Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefaçon (Bnlpc), exploitant des renseignements précis sur des activités de diffusion illégale, ont investi les quartiers Hamo 6 et Sam Notaire. Cette première phase de l’opération a permis de prendre un individu en flagrant délit et de saisir un lot important d’équipements de piratage. Lors de son audition, le suspect a rapidement avoué son rôle de câblodistributeur «clandestin», tout en révélant que son activité s’inscrivait dans un réseau bien plus vaste, solidement implanté dans la banlieue de Dakar. Les investigations ne se sont pas arrêtées là. Le lendemain, 12 mars, deux complices présumés ont été interpellés : le premier, identifié comme le superviseur du secteur de Hamo 6, a tenté de diluer sa responsabilité en affirmant que le matériel appartenait à un collectif d’une quarantaine de membres. Le second a reconnu diffuser illicitement des programmes au sein de son quartier depuis deux ans, grâce à des dispositifs techniques de relais. Interrogés sur le cadre légal de leur business, les mis en cause ont admis ne détenir aucune autorisation administrative, ni de contrat de cession de droits avec les chaînes diffusées. Pour leur défense, ils ont tenté, sans succès, de rejeter la responsabilité pénale sur les têtes pensantes de leur organisation. La riposte judiciaire Au-delà du préjudice financier énorme pour les diffuseurs légaux et les ayants droit, ces activités constituent des infractions graves au Code de la presse et aux lois sur la propriété intellectuelle. Les trois individus ont été déférés au Parquet près le Tribunal de grande instance (Tgi) de Pikine-Guédiawaye pour les motifs suivants : captation et diffusion illicites de contenus audiovisuels, piraterie de programmes, diffusion de télévision sans autorisation préalable. Cette opération rappelle la détermination des autorités à assainir le secteur audiovisuel et à protéger les investissements des opérateurs légaux contre la concurrence déloyale du «câble» sauvage.

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