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OIM – Edition du Rapport national volontaire par l’Etat : Vers un bilan stratégique de la gouvernance migratoire mondiale

2026-03-14 - 13:17

A l’approche du Forum international d’examen des migrations (Imrf) de mai 2026, le gouvernement sénégalais et l’Oim ont réuni l’ensemble des acteurs nationaux à Dakar. L’objectif : finaliser le Rapport national volontaire qui viendra consolider le statut de «pays champion» du Sénégal dans la mise en œuvre du Pacte mondial pour les migrations. Le Sénégal franchit une étape décisive dans son engagement pour une mobilité humaine maîtrisée. Sous l’égide du Ministère de l’intégration africaine, des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur (Miaaese) et avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), un atelier national s’est tenu pour valider les progrès du pays en matière de gestion migratoire. Un dialogue inclusif pour un rapport transparent ! Cette rencontre a mobilisé une expertise pluridisciplinaire : institutions publiques, collectivités territoriales, Société civile, représentants de la diaspora et agences des Nations unies. Ensemble, ils ont passé au crible les avancées réalisées depuis l’adoption du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (Gcm). Lors de l’ouverture des travaux, l’ambassadeur Dr Khare Diouf, Secrétaire général du Miaaese, a rappelé la portée symbolique et stratégique de cet exercice : «Ce rapport ne se contente pas de recenser nos efforts ; il met en lumière nos bonnes pratiques et identifie les leviers nécessaires pour renforcer nos politiques nationales, tout en consolidant le rôle de leader du Sénégal en tant que pays Champion du Gcm.» Des avancées concrètes et des outils innovants L’atelier a permis de mettre en exergue plusieurs chantiers majeurs qui structurent aujourd’hui la réponse sénégalaise aux défis migratoires : la refonte législative avec la révision en cours de la Politique nationale migratoire ; la lutte opérationnelle assurée par l’action du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (Cilmi). Et la gestion des données comme l’utilisation de la Matrice de suivi des déplacements et du Projet sur les migrants disparus (Missing Migrants Project) de l’Oim pour une prise de décision basée sur des preuves. Mme Aïssata Kane, cheffe de mission de l’Oim au Sénégal, a salué cette dynamique : «Cet exercice favorise un dialogue inclusif, essentiel pour une coordination interinstitutionnelle efficace.» En vue du Forum international prévu du 5 au 8 mai 2026, les participants ont formulé des recommandations structurées autour de quatre piliers : la mobilité choisie pour promouvoir des circuits de migration volontaires et réguliers ; le respect des droits humains en assurant une gestion des frontières respectueuse de la dignité humaine ; le développement en favorisant l’intégration des migrants et en valorisant leur apport économique et social ; et la coopération pour renforcer la collaboration entre institutions et la collecte de données probantes. justin@lequotidien.sn

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