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Mesure – Relance de La Poste avec le Plan de départ négocié volontaire : 311 agents tirent leur révérence avec leurs primes

2026-03-06 - 13:17

Pour redresser la société nationale et réduire une masse salariale jugée insoutenable, La Poste a lancé son Plan de départ négocié volontaire (Pdnv). Une première vague de 311 agents vient de quitter l’entreprise, après avoir perçu des indemnités allant de 7 à 50 millions de F Cfa. Retour sur les enjeux de cette restructuration majeure. Par Amadou MBODJI – La Poste amorce son virage vers le redressement. L’entre­prise vient de concrétiser la première phase de son Plan de départ négocié volontaire (Pdnv), initié en collaboration avec les autorités étatiques. Cette première cohorte concerne 311 agents, qui ont perçu l’intégralité de leurs primes de départ. L’information a été confirmée hier par Ameth Diouf, Secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des postes (Sntp), lors d’une conférence de presse. Les critères d’éligibilité Ce plan de départ est l’une des quinze mesures structurantes arrêtées lors du Conseil interministériel de septembre dernier pour sauver l’institution. Les profils concernés par cette première vague sont variés : les agents en Contrat à durée indéterminée (Cdi), les agents dont les contrats ont été remis en vigueur après une disponibilité, le personnel en situation d’incapacité médicale ou d’inaptitude physique, les agents sans qualification répondant aux nouveaux be­soins de l’entreprise ou dont les postes sont devenus obsolètes face à l’évolution des Tic, et les agents âgés de 56 ans et plus. Des primes non imposables allant jusqu’à 50 millions Le syndicaliste s’est félicité du bon déroulement de l’opération : «Il n’y a pas eu de contestation, car les engagements ont été respectés. Les bonus et primes de départ ont été versés intégralement.» Selon Ameth Diouf, les montants perçus, totalement exonérés d’impôts, oscillent entre 7, 5 millions et 50 millions de F Cfa. Réduire une masse salariale «insoutenable» L’objectif central de cette déflation d’effectifs est de ramener la masse salariale à des proportions gérables. Actuel­lement, la situation financière de La Poste est critique : «nous avons une masse salariale de 18 milliards de F Cfa par an, alors que la Rémunération du service public (Rsp), qui sert à payer les salaires, n’est que de 12, 7 milliards», a expliqué le Secrétaire général du Sntp. Jusqu’ici, la Rsp ne permettait de couvrir les salaires que de janvier à août, obligeant l’Etat à intervenir chaque année pour combler le déficit des quatre derniers mois. En réduisant les effectifs, La Poste espère retrouver une autonomie financière permettant de payer régulièrement ses agents jusqu’à la fin de l’année. Le processus est loin d’être terminé : une seconde vague de départs, concernant également 311 agents, est déjà annoncée pour les mois à venir. ambodji@lequotidien.sn

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