Mesure – Enseignement supérieur : Les contours du Comité de dialogue social
2026-02-20 - 12:57
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Daouda Ngom, a officialisé, ce 19 février 2026, la création et les règles d’organisation du Comité de dialogue social du sous-secteur (Cds-Sesri). Dans la foulée, le Professeur titulaire de physiologie, Lamine Guèye, a été nommé président de cet organe clé pour la stabilité du climat universitaire. C’est une étape majeure pour la pacification de l’espace universitaire sénégalais. Par deux arrêtés numérotés 003869 et 003870, le ministre Daouda Ngom a acté la mise en place du Comité de dialogue social du sous-secteur de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Cds-Sesri). Cet organe consultatif dont le siège est fixé au sein même du ministère, a pour mission prioritaire de favoriser la concertation et de prévenir les conflits sociaux par la médiation. Une présidence d’expérience Pour diriger cette structure, le choix s’est porté sur une figure académique respectée : Monsieur Lamine Guèye, Professeur titulaire de physiologie. Sa nomination intervient après les recommandations issues de l’atelier de renforcement des capacités en dialogue social tenu en décembre 2025. Il aura la lourde tâche de coordonner un comité dont le mandat est fixé à trois ans renouvelables. Un comité de 18 membres pour une représentativité globale Le Cds-Sesri ne se veut pas seulement un organe administratif, mais un véritable cadre d’échange inclusif. Il est composé de 18 membres répartis équitablement entre les différentes forces vives du secteur : 3 représentants du ministère et 3 des établissements publics, 3 représentants des Centres des œuvres universitaires (Coud/Crous), 3 représentants des personnels d’enseignement et de recherche, 3 représentants des personnels administratifs, techniques et de service, et 3 représentants des amicales régulièrement reconnues. Missions : alerter, médiatiser et proposer Au-delà de la simple gestion de crise, le comité est chargé de formuler des avis et recommandations sur le climat social, et d’élaborer un rapport annuel qui sera transmis au ministre ainsi qu’au Haut-conseil du dialogue social. Le bureau devra se réunir en session ordinaire au moins une fois par trimestre pour assurer un suivi permanent des tensions éventuelles. Avec cette installation, les autorités espèrent instaurer une culture de «facilitation sociale» afin d’éviter les interruptions cycliques des cours et de garantir une amélioration durable des conditions de travail et d’études au sein des universités du pays.