Malgré les turbulences à l’Union africaine : Sall maintient sa candidature
2026-03-28 - 18:05
Après l’échec d’une procédure de consensus au sein de l’Union africaine, le Pôle communication de l’ancien Président sénégalais a réagi officiellement. Malgré les objections de certains Etats membres, Macky Sall confirme le maintien de sa course au poste de Secrétaire général des Nations unies, s’appuyant sur une majorité de soutiens continentaux. Macky Sall reste en lice dans la course pour la succession de Antonio Guterres à la tête des Nations unies. Dans un communiqué publié hier, son équipe de communication a apporté des précisions sur le blocage du projet de décision de l’Union africaine (Ua) qui visait à lui apporter un soutien formel. Le soutien de l’organisation continentale, initialement prévu via une «procédure de silence», n’a pas pu être adopté. Pour que ce mécanisme valide une décision, aucun Etat ne doit s’y opposer dans un délai imparti. Or, le Pôle communication de l’ancien Président rapporte que 20 Etats membres sur 55 ont interrompu ce processus. Le décompte détaillé par l’équipe du candidat est le suivant : 14 Etats avaient initialement émis une objection directe, 6 Etats avaient sollicité une extension du délai sans pour autant s’opposer au projet. A l’inverse, 35 Etats membres n’ont formulé aucune objection, ni demandé de délai. Des ralliements de dernière minute L’équipe de Macky Sall souligne toutefois une évolution favorable de la situation diplomatique ces dernières heures. L’Egypte, qui demandait un délai, a retiré sa demande, tandis que le Liberia a retiré son objection officielle. Selon ces nouveaux calculs, le front des opposants se réduirait désormais à 13 pays maintenant leur objection et 5 pays demandant encore du temps. Malgré ce revers technique au sein de l’Ua, le camp de l’ancien chef d’Etat reste offensif. Le Pôle communication rappelle que la candidature a été «déposée et enregistrée régulièrement le 2 mars 2026», et confirme qu’elle «reste maintenue». «Le Pôle communication remercie vivement le Bureau de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine et les Etats membres qui ont soutenu la décision.» Outre les appuis étatiques, le candidat a également reçu le soutien de l’organisation Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (Cglu Afrique), suite à une réunion tenue le 25 mars à Nouakchott.