Lancement de son 6ème plan d’actions : Le G7 paralyse l’école sénégalaise
2026-03-10 - 13:18
Le front social scolaire s’embrase à nouveau. Les sept syndicats les plus représentatifs de l’enseignement (G7) ont dévoilé, ce lundi, un calendrier de grèves cycliques et de boycott généralisé s’étalant du 10 au 16 mars 2026. Entre rétention des notes et débrayages coordonnés, ce nouveau plan d’actions menace de plonger le système éducatif dans une paralysie totale, alors que les enseignants réclament le respect intégral des accords syndicaux. Par Justin GOMIS – Le mot d’ordre du G7 (comprenant le Cusems, le Saemss, l’Uden ou encore le Sels) est sans équivoque : l’heure est à la radicalisation. Ce 6ème plan d’actions ne se limite pas à de simples arrêts de cours. Il instaure un boycott rigoureux des évaluations, des cellules d’animation pédagogique et des activités sportives. Plus stratégique encore, le syndicat ordonne la rétention des informations administratives par les chefs d’établissement et les inspecteurs, une mesure visant à couper court à toute remontée de données vers le ministère de l’Education nationale. La semaine s’annonce particulièrement éprouvante pour les élèves et les parents d’élèves, avec une montée en puissance de la contestation prévue comme suit : mardi 10 mars, un premier signal fort avec un débrayage dès 9h. Mercredi 11 mars, il est prévu une journée de grève totale sur l’ensemble du territoire. Pour vendredi 13 mars, c’est une nouvelle grève totale, qui sera ponctuée par une conférence de presse des secrétaires généraux pour faire le point sur la mobilisation. Alors que le lundi 16 mars, il faut noter un débrayage à 9h suivi d’Assemblées générales (Ag) dans les établissements et les communes. Le point d’orgue sera un grand rassemblement devant l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Dakar-Plateau. Ce durcissement de ton témoigne de l’échec des récentes tentatives de médiation. En ciblant spécifiquement la formation initiale des élèves-maîtres et les structures de coordination pédagogique, le G7 s’attaque aux piliers du système pour contraindre le gouvernement à réagir. Alors que le calendrier scolaire entre dans une phase charnière, l’incertitude plane à nouveau sur le déroulement normal des examens de fin d’année. Le face-à-face entre le gouvernement et les «robes blanches» semble désormais avoir atteint un point de non-retour. justin@lequotidien.sn