«L’un des problèmes fondamentaux de ce pays, c’est la Justice. Et rien n’est fait pour le changer (…). Il y a un clergé qui passe son temps à faire le sale boulot dans cette Justice» (Ousmane Sonko dixit)
2026-01-29 - 12:44
Signer des accords et appeler les hommes d’affaires marocains à venir investir au Sénégal, puis faire une déclaration de cette nature, qui confirmerait que l’environnement des affaires au Sénégal serait marqué par une insécurité juridique, constitue une preuve supplémentaire de l’incompétence de Ousmane Sonko et qu’il n’est pas à sa place ! Ousmane Sonko se rend-il compte de l’absurdité de ses propos et mesure-t-il les effets qu’ils peuvent avoir sur la situation économique du Sénégal déjà désastreuse en grande partie de sa seule incompétence ? A l’évidence non, car il fait preuve d’une immaturité et d’une incompétence notoires. Il nous administre la preuve de ce que nous savons de lui : manque de vision, incompétence et absence de jugement. Ces propos de Ousmane Sonko sont révélateurs, en outre, de son ego surdimensionné, car tous les dossiers judiciaires qui l’ont amené à cette sentence sont d’ordre politique et le concernent directement. Ramener le fonctionnement de la Justice au traitement de ses affaires personnelles relèverait purement et simplement d’un égoïsme et d’un ego surdimensionné. Ce qui est déplorable, c’est le silence assourdissant des intellectuels, de la Société civile et des acteurs de la Justice devant cette énième attaque de Ousmane Sonko contre la Justice. Circonstances aggravantes : il les a tenus à l’étranger. Ce qui prouve qu’il n’a pas l’étoffe d’un homme d’Etat ! Les magistrats sénégalais doivent sortir de leur mutisme qu’aucune raison ne saurait expliquer. Ils ne sont pas plus républicains que leurs homologues français ! En effet, François Molins, ancien procureur et ancien Premier magistrat de France, n’hésitait jamais à faire des sorties pour remettre certains hommes ou femmes politiques à leur place lorsque la Justice et les magistrats français étaient injustement attaqués. C’est le prix à payer pour conserver leur crédibilité. Pr Cheikh FAYE