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Formalisation du secteur informel : L’Etat promet d’accompagner les artisans

2026-02-24 - 13:07

Par Dialigué FAYE – L’Etat veut faire des artisans de véritables acteurs de la vie sociale, mais surtout leur permettre de sortir de leur zone de confort. «Actuellement, l’artisanat a besoin d’une mutation pour se conformer aux exigences internationales. Et la formation en est un premier intrant, parce que les choses évoluent. Ce qu’on avait appris jadis, en 1960, et ce qu’on est en train de vivre en 2026, il y a un grand écart. Cet écart doit être traduit par des offres de formations», a déclaré le directeur de l’Apprentissage au ministère de l’Emploi, de la formation professionnelle et technique. Soulèye Kane présidait samedi, le lancement officiel de l’Initia­tive pour la finance et l’assurance inclusive au Sénégal. Ifais est présentée comme étant «un système de financement con­forme aux principes de la finance islamique, encadré par la microassurance, spécialement conçu pour les artisans». Le Sénégal, rappelle la Directrice générale de l’Ifais, «est une terre de travail, de savoir-faire et de créativité. Chaque jour, des milliers d’artisans (menuisiers, tailleurs, mécaniciens, coiffeurs, forgerons, transformateurs) contribuent silencieusement mais puissamment à la croissance de notre économie. Ils constituent l’âme productive de notre Nation». Mais malgré leur courage et leur talent, relève Maïmouna Dieng, «beaucoup d’entre eux restent exclus du système financier classique. Les crédits à intérêts élevés, le manque de garanties et l’absence de protection contre les risques fragilisent leurs activités et freinent leur développement. C’est pour répondre à cette réalité que nous lançons l’Ifais». Laquelle repose, selon Mme Dieng, «sur trois piliers fondamentaux : un financement sans intérêts, respectueux des valeurs éthiques et sociales de notre pays ; une microassurance intégrée, protégeant l’artisan contre les principaux risques pouvant affecter son activité, en partenariat avec La Providence as­surance ; un mécanisme simple, sécurisé et accessible, adapté aux réalités du terrain». L’Ifais d’après la Dg, «s’inscrit pleinement dans la vision d’un Sénégal souverain, inclusif et prospère». Car à son avis, «soutenir les artisans, c’est soutenir l’économie locale ; c’est renforcer la résilience sociale ; c’est créer de la richesse durable». En seulement trois ans, elle dit avoir construit «un réseau solide de plus de 13 000 membres à travers le pays ; sillonné plusieurs localités pour rencontrer, écouter et recenser les artisans sur le terrain...». A ce titre, Maïmouna Dieng et ses collaborateurs sollicitent l’appui de l’Etat, afin que ce dispositif puisse être intégré aux politiques nationales de promotion de l’artisanat, de l’entrepreneuriat et de l’inclusion financière. Le directrice de l’Appren­tissage précise à ce propos, qu’au-delà de ces 13 mille adhérents de l’Ifais, le gouvernement a l’obligation d’accompagner tous les artisans. dialigue@lequotidien.sn

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