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Entretien Avec… Intégration à Toulouse, Ligue 1, Can 2025, Mondial 2026… : Tour express avec Pape Demba Diop

2026-02-26 - 13:07

Dans le cadre de la collaboration avec le Service international de la Ligue de football professionnel (Lfp), Le Quotidien a eu pour invité le jeune international sénégalais de Toulouse Football Club, Pape Demba Diop. Auteur d’un excellent début de saison, le champion d’Afrique U20 en 2023, prêté par Strasbourg, a déjà pris ses marques dans son nouveau club. Dans cet entretien, le milieu de terrain de 22 ans revient sur ses débuts, la Ligue 1, l’Equipe nationale du Sénégal, le Mondial 2026 en juin. Un «Tour express» avec le nouveau chouchou du public toulousain. Recueillis par Woury DIALLO – Pour commencer, comment se passent vos débuts à Toulouse ? Franchement, ça se passe bien. Personnellement, je me sens bien. L’intégration s’est faite naturellement. Les joueurs m’ont très bien accueilli, le staff aussi. Le groupe vit bien et cela facilite beaucoup l’adaptation. On parle d’une intégration express. Vous êtes arrivé en janvier, ce qui n’est jamais une période facile. Comment expliquez-vous cette adaptation rapide ? C’est vrai, beaucoup m’en ont parlé. Je pense que les joueurs ont énormément contribué à cette adaptation. Le coach et le staff aussi. Dès mon arrivée, j’ai été accueilli comme dans une famille. Je me suis entraîné trois jours lors de ma première semaine, puis le coach m’a parlé avant le match et m’a fait confiance. Avec cette confiance, tout devient plus simple. Ensuite, la machine était lancée. Pourquoi avoir choisi Toulouse ? Je connaissais déjà le directeur du club. On se parlait depuis que j’étais à Strasbourg. A la base, je devais signer à Toulouse avant mon transfert à Strasbourg, mais ça ne s’était pas fait au dernier moment à cause des négociations avec mon ancien club en Belgique. Strasbourg avait finalement accepté les conditions demandées. Mais les discussions avec Toulouse ont toujours été positives. Quand ils sont revenus vers moi en janvier, avec mon agent, nous avons beaucoup échangé. Ils me voulaient vraiment. Cela a facilité ma décision. Vous avez joué en Belgique, un peu en Allemagne, et maintenant en France. Comment trouvez-vous le niveau de la Ligue 1 ? La Ligue 1 est un championnat très relevé. Il y a beaucoup de talents, beaucoup de tactique, et c’est très physique. Certains pensent que c’est facile, mais ce n’est pas du tout le cas. Il y a beaucoup de duels. En Allemagne, il y avait plus de jeu ouvert. En Ligue 1, il y a du jeu, mais aussi beaucoup d’impact physique. Avec mes qualités, je pense pouvoir continuer à progresser ici. L’équipe est actuellement au milieu du tableau. Comment expliquez-vous les résultats récents ? Nous avons commis des erreurs, tout simplement. Nous devons les accepter et en tirer des leçons. On vise plus haut, notamment l’Europe, donc rester au milieu du tableau n’est pas satisfaisant. Mais nous avons travaillé cette semaine pour corriger cela. L’équipe est jeune. Est-ce un handicap, selon vous ? Non, je ne pense pas. Il y a des joueurs d’expérience dans le groupe. Les erreurs ne sont pas liées à l’âge, mais à des détails qu’on doit mieux gérer pendant les matchs. C’est collectif. L’objectif est-il une qualification européenne ? Quand vous êtes 7e ou 8e, vous pouvez y penser. Le coach préfère qu’on avance match après match, mais pourquoi pas ? Il y a aussi la Coupe de France. On ne sait jamais. C’est quoi votre objectif personnel cette saison ? Progresser. J’ai eu des blessures en début de saison, donc l’objectif est d’être régulier et performant. Après, si je fais les choses correctement en club, pourquoi pas penser à la Can ou à la Coupe du monde. Justement, vous avez suivi la Can ? Oui, bien sûr. J’ai regardé la finale. Il y a beaucoup d’anciens coéquipiers en sélection. C’est toujours une motivation. Mais ce n’est pas moi qui décide. Si je travaille bien, peut-être que je serai sélectionné. Jouer la Coupe du monde, ce serait quoi pour vous ? Un rêve d’enfant. Surtout avec le Sénégal. Mais avant tout, je dois réussir en club. Je dois travailler davantage. Le reste viendra peut-être. Je ne peux pas me sélectionner moi-même. Il y a beaucoup de bons joueurs aussi. On ne peut pas sélectionner tout le monde. Vous êtes natif de Ouakam. Ça représente quoi pour vous ? Je suis fier d’être Ouakamois. J’ai aussi grandi entre Ouakam et Diambars. Représenter mon quartier, c’est une fierté. Vous suivez le championnat sénégalais ? Oui, pas tout le temps, mais je regarde. Il y a des talents et le niveau progresse. C’est positif. wdiallo@lequotidien.sn

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