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Diamniadio – Prévention et gestion des conflits : Le Comité du dialogue social prend place au Supérieur

2026-02-27 - 13:06

Hier à Diamniadio, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Dr Daouda Ngom, a officiellement installé le Comité du dialogue social (Cds) du sous-secteur. Composé de 18 membres et présidé par le Pr Lamine Guèye, ce nouvel organe se veut un cadre de veille et de médiation stratégique pour pacifier l’espace universitaire et prévenir les crises récurrentes au sein des temples du savoir. Par Alioune Badara NDIAYE – Face aux violences cycliques qui ont récemment endeuillé l’Université sénégalaise, l’heure est à la concertation. Le ministre Daouda Ngom a procédé à l’installation du Comité du dialogue social (Cds) de l’enseignement supérieur à Diam­niadio. Véritable bouclier contre l’instabilité, cette instance paritaire aura pour mission de transformer la culture de la confrontation en une dynamique de dialogue inclusif et de prévention des conflits. Le sous-secteur de l’Ensei­gnement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Esri) a vu, jeudi, son Comité du dialogue social (Cds) officiellement installé à l’occasion d’une cérémonie présidée par le ministre Daouda Ngom. Le Cds de l’Esri dont la mise en place a été validée lors d’un atelier en décembre 2025, se veut, selon le propos du ministre, un cadre de veille, de prévention et de gestion des conflits pouvant survenir au sein des universités, des écoles et instituts nationaux. «Nos universités publi­ques ont été récemment secouées par des violences regrettables, qui ont conduit à la disparition tragique de l’étudiant Abdoulaye Bâ. (...) De tels événements ne doivent plus jamais entacher nos temples du savoir. Nous devons œuvrer à l’enracinement d’une paix durable dans nos établissements d’enseignement supérieur, par la culture d’un dialogue inclusif», a ainsi décliné Dr Ngom. «Dans le contexte des crises récurrentes qui affectent nos universités publiques, ce comité devient plus que nécessaire en raison du rôle central qu’il est appelé à jouer», a-t-il encore relevé, notant que le Cds est composé de 18 membres titulaires représentant six familles d’acteurs de l’enseignement supérieur. «Il s’agira, pour nous membres du comité, d’essayer de rassembler les acteurs pour discuter, s’écouter et s’entendre. Nous devons, de façon consensuelle, être des facilitateurs de prise de bonnes décisions, aussi bien des autorités gouvernementales que des responsables des différentes parties prenantes», a indiqué le président du Cds, Pr Lamine Guèye, officiellement installé à l’occasion. «Cet objectif de contribuer à la gestion des crises dans le sous-secteur et, surtout, leur prévention, est à la portée du comité, qui a été proposé de façon inclusive lors du séminaire tenu à Saly entre le Mesri, l’ensemble des acteurs, en présence du Haut-conseil du dialogue social», a déclaré avec optimisme Pr Guèye. Le président du Haut-conseil du dialogue social (Hcds), Mamadou Lamine Dianté, s’est félicité de la mise en place de la Cds du sous-secteur, épousant la directive du président de la République pour l’installation dans chaque département ministériel d’un dispositif de prévention des conflits. «Les récents évènements regrettables survenus à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar nous ont tous confortés dans notre conviction que rien de durable ne pourra se construire en dehors de la stabilité et de la quiétude, et par ricochet, sans une ouverture à la concertation et au dialogue de la part de chacune des parties prenantes», a rappelé M. Dianté, exhortant le Cds nouvellement installé à la mise en place de mécanismes adaptés de dialogue social dans chacun des établissements d’enseignement supérieur publics. Il a aussi engagé le Hcds, à travers notamment la commission «Formation et Sensibilisation» et la commission «Médiation sociale», à appuyer et soutenir le Cds dans sa mission. abndiaye@lequotidien.sn

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