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Crise universitaire et bourses : Thierno Alassane Sall fustige un «revirement intolérable»

2026-02-16 - 12:59

Face à la presse ce dimanche, le leader de la République des valeurs (Rv) a dressé un réquisitoire sévère contre la gestion de la crise universitaire par le gouvernement. Entre dénonciation de promesses non tenues et critiques sur la restriction des bourses, le député Thierno Alassane Sall (TAS) accuse l’Exécutif de trahir l’esprit du «Projet» au détriment de la jeunesse. Pour Thierno Alassane Sall, le malaise qui secoue actuellement les universités sénégalaises, marqué par le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Bâ, n’est pas une simple crise académique, mais le résultat d’un «revirement fondamental» de la part du Premier ministre Ousmane Sonko. Le député a rappelé avec insistance que les promesses faites durant la campagne électorale -notamment un accès élargi aux bourses et une amélioration des conditions de vie estudiantines- sont aujourd’hui balayées par un argumentaire financier qu’il juge opportuniste. «Dire aujourd’hui que le Sénégal est un pays pauvre pour justifier la restriction des bourses est une trahison intolérable. Ce n’était pas la vision annoncée dans le Projet présenté aux Sénégalais. Jamais, le pays n’a été aussi malade», souligne Thierno Alassane Sall. Le monde académique face à une épreuve de force Le leader de la République des valeurs a déploré une méthode de gouvernance basée sur la confrontation plutôt que sur la pédagogie. Selon lui, l’Exécutif privilégie l’épreuve de force dans la conduite de ses réformes, ce qui exacerbe les tensions sociales. TAS dénonce une opposition entre les attentes légitimes des étudiants et la nouvelle rigueur budgétaire imposée sans concertation. Il a vigoureusement chargé le régime sur sa gestion des manifestations à l’Ucad, évoquant un «mépris pour la dignité humaine» à la suite des violences policières. Le député exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès de l’étudiant Abdoulaye Bâ, tout en fustigeant les tentatives de communication de crise du ministre de l’Intérieur. «L’autre lâcheté de ce gouvernement, de manipulation et de mensonge, c’est de dire qu’il y a des opposants derrière. Ousmane Sonko cherche à se déshabiller de la peur qui l’habite et de la situation qu’il n’arrive pas à gérer, en cherchant des boucs émissaires... et parmi les boucs émissaires, nous, «l’opposition»», regrette-t-il.

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