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Coalition présidentielle : Mimi, l’architecte, et Diouf, le tribun

2026-03-09 - 13:17

La coalition qui a porté Bassirou Diomaye Faye au sommet de l’Etat vient de franchir une étape cruciale de son existence. Lors d’une Assemblée générale de validation de ses textes fondateurs, les leaders ont scellé quatre mois de restructuration intense, transformant une alliance électorale en un socle politique pérenne. Sous la supervision de Dr Aminata Touré, désignée Su­per­viseure générale par le chef de l’Etat, la coalition a achevé un chantier de refondation de quatre mois. Pour l’ancienne Première ministre, cette mission n’est pas qu’administrative, elle est une émanation directe de la vision du président de la République. «Le président de la République m’a fait l’honneur de me désigner pour conduire ces travaux. Il tient à sa coalition», a-t-elle rappelé devant les délégués. L’objectif affiché est clair : bâtir une structure robuste autour des principes de bonne gouvernance et d’unité. Aminata Touré a insisté sur le fait que cette exigence éthique doit être le cœur battant du projet collectif pour répondre aux attentes des Sénégalais. Figure centrale de la coalition avec son bagout, Dr Abdou­rahmane Diouf a apporté une dimension historique et symbolique aux débats. Avec une pointe d’ironie et beaucoup de conviction, il a rappelé que la force de cette coalition puise ses racines dans l’adversité la plus totale. Une genèse carcérale : «la coalition a commencé par des discussions ultra-carcérales», a-t-il souligné, suggérant que le Président devra un jour écrire ses «mémoires d’outre-prison». «C’est la Coalition Diomaye Président qui a élu le chef de l’Etat. C’est ça l’histoire», insiste-t-il. Pour Dr Diouf, il n’y a pas d’ambiguïté possible : c’est cette coalition qui a élu le chef de l’Etat, et c’est elle qui a remporté la majorité parlementaire sept mois plus tard, évoquant même une «majorité diomayenne» à l’Assemblée et affirmant que le Pouvoir législatif et l’Exécutif procèdent d’une seule et même source politique indissociable. «On nous taxe de partis cabines téléphoniques. Eh bien, on va essaimer ces cabines téléphoniques partout au Sénégal...», enchaîne-t-il.

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