Cité Egbos à Ouest-Foire : Près de 400 familles dénoncent le blocage de leur permis de construire
2026-02-02 - 12:38
Depuis 2018, près de 400 citoyens sénégalais, regroupés au sein du Collectif des futurs résidents de la Cité Egbos, courent après le maire de Yoff pour obtenir leur permis de construire. Ils disent avoir rempli toutes les «procédures légales» pour bénéficier de ce sésame, mais jusqu’à présent rien. «Les parcelles ont été légalement acquises, après achat devant notaire. Et depuis 2018, les acquéreurs s’acquittent des redevances domaniales afférentes à leurs baux. Des dossiers complets comprenant notamment les plans Nicad, les plans architecturaux, les titres ou baux, les quitus de versement délivrés par la Dgscos qui autorise le titulaire à disposer de son terrain et à y effectuer des travaux dans le respect des règlements d’urbanisme ont été constitués», précisent-ils à travers une déclaration rendue publique hier. A l’issue de cette procédure, note le document, «les autorisations de construire ont été générées par l’administration compétente. Il ne manque que la signature du maire de Yoff, M. Seydina Issa Laye Thiaw, auprès de qui les dossiers sont en instance depuis plus de deux ans. Lors d’un entretien avec des représentants du collectif, le maire a clairement déclaré qu’il ne signerait aucune autorisation tant que le promoteur de la Cité Egbos (Entreprise générale de bâtiment Omar Sy), n’aura pas satisfait à ses exigences, notamment l’attribution de parcelles destinées à des équipements collectifs (école, poste de santé, espaces verts)». Le collectif tient à préciser que ses membres sont totalement étrangers à ce différend opposant le maire au promoteur. Ils ne sauraient être «les victimes collatérales d’un conflit d’ordre politique, personnel ou commercial dont les contours restent flous et qui relève exclusivement des relations entre autorités municipales et opérateurs privés». Le collectif réclame ainsi «l’intervention des autorités compétentes pour mettre fin à une situation qui s’apparente à un abus de pouvoir». Ces membres disent ne réclamer aucun privilège. Ils demandent «simplement le droit de construire sur des terrains légalement acquis, pour lesquels ils disposent de quitus, de baux, et pour lesquels ils paient des redevances depuis plusieurs années». Par D. FAYE – dialigue@lequotidien.sn