CAP – Réaction au décès de Abdoulaye Ba : L’Apr fait Cap sur la démission de Bamba Cissé et cherche les pétitionnaires
2026-02-13 - 12:50
La Cellule analyses et prospective (Cap) de l’Alliance pour la République (Apr) exige la démission immédiate du ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, suite à la répression violente des manifestations étudiantes à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), qui ont conduit à la mort tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba. Par M. GAYE – La Cap de l’Apr, organe de réflexion du parti de Macky Sall, s’est penchée sur la crise universitaire. Et ils ont abouti à une condamnation ferme de la gestion sécuritaire du gouvernement Pastef, «avec une exigence claire et immédiate de la démission du ministre de l’Intérieur». «La Cap dénonce la violation de la loi n°94-79 du 24 novembre 1994 relative aux franchises universitaires», indique son communiqué. Le document ajoute que les conclusions de l’autopsie, relayées par la presse, font état de «circonstances d’une extrême violence». Dans ces conditions, estiment les apéristes, «le ministre de l’Intérieur, en sa qualité de premier responsable de la sécurité intérieure, doit assumer ses responsabilités et en tirer toutes les conséquences». Cet appel à la démission de Bamba Cissé s’inscrit dans un contexte plus large de critiques envers le régime au pouvoir depuis deux ans, accusé de ne pas apporter de «réponses structurelles» aux revendications estudiantines persistantes telles que le paiement des bourses et l’amélioration des conditions de vie. Par ailleurs, la cellule dénonce la communication gouvernementale, jugée «inappropriée et déconnectée de la gravité des faits», manquant de compassion envers les victimes. Elle réitère son soutien au Collectif des amicales des étudiants et invite toutes les parties à privilégier le dialogue plutôt que la violence. Enfin, la Cap interpelle le Collectif des universitaires pour la démocratie, actif entre 2021 et 2024 via diverses pétitions, à s’exprimer sur la situation et contribuer au rétablissement de la sérénité dans les universités. «Face aux tensions qui fragilisent la Nation, la responsabilité des intellectuels est d’éclairer le débat public et de se tenir aux côtés du Peuple», conclut le communiqué. mgaye@lequotidien.sn