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Candidature du Président Macky Sall à l’Onu, un os à travers la gorge du Président Bassirou Diomaye Faye

2026-03-28 - 18:05

A quelques heures de la décision de l’Union africaine sur cette candidature, le monde se rappelle la ridicule saisine de la Cpi par l’avocat Juan Branco, tentant sans succès de discréditer le bilan élogieux du Président Macky Sall. Les événements de 2021, provoqués par un appel à l’insurrection de son client de l’époque, M. Ousmane Sonko, devaient servir de prétexte. Rien ne sortira des affabulations contenues dans son rapport de 168 pages écrit à Paris le 22 juin 2023 et destiné à la Cpi. Ce rapport était, en réalité, la sordide version de Pastef sur ces événements douloureux que le Sénégal continue aujourd’hui de regretter. Dans leur naïveté infantile, ils croyaient obtenir gain de cause, jusqu’au jour où leur saisine fut lancée dans les poubelles de la Cpi. Dès leur arrivée au pouvoir, forts d’une majorité mécanique, ils pensaient que les meilleures conditions étaient maintenant réunies pour reprendre leurs accusations dans l’intention de traduire le Président Macky Sall devant la Haute cour de justice. Les petits gabarits à la trempe de Guy Marius Sagna reprirent service pour encore polluer le débat national. Rien ne sortira encore de cette agitation fébrile. Pendant tout ce temps, le Président Macky Sall, sûr de lui, continuait sa belle marche vers les sommets mondiaux. Son livre : L’Afrique au cœur, la cérémonie de dédicace, la célèbre interview avec Aziz Roc de la chaîne H5 Motivation, autant de faits venus, de manière définitive, sceller les ambitions d’un dirigeant au parcours exceptionnel. C’est avant même que la candidature du Président Macky Sall fut actée que «gros calibre» ouvra sa petite bouche pour tenter de salir l’homme et prendre la place de l’Onu pour dire quel profil pouvait postuler. Au nom de qui parlait Yassine ? La République dirigée par Diomaye Faye ? Ou parlait-elle en son nom ? S’il s’agit du premier cas, elle ne faisait que relayer la position officielle du gouvernement. Le deuxième cas ne pouvait être qu’un scandale. S’en suivit toute la horde d’activistes de la Société civile qui pensaient être suffisamment puissants pour arrêter le candidat. Tout cela n’a pas empêché le Président Macky Sall de saisir respectueusement son successeur pour solliciter un parrainage. Cette démarche fut confirmée par le successeur de «gros calibre», le ministre de l’Intégration africaine, des affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, l’éminent Cheikh Niang, qui a précisé que le Sénégal n’était pas associé à la candidature, bien que le Président Diomaye a reçu la lettre du Président Macky Sall, et que la réponse du Président aura certainement lieu après la clôture de l’Onu sur les candidatures. Est-ce à dire que le Président Macky Sall avait tardivement saisi son successeur ? Et de quel temps avait besoin le Président Diomaye pour répondre avant la clôture ? Je pense que le Président Macky Sall connaissant bien les rouages de la Présidence, avait pris toutes ses dispositions pour saisir à temps son successeur. Le Président Diomaye, en se faisant représenter par son Premier ministre lors du dernier Sommet de l’Ua, sans lui donner mandat de se prononcer sur la question, pouvait toujours penser que son jeu pouvait continuer. L’actuelle «procédure de silence» de l’Ua remet les pendules à l’heure afin que chaque chef d’Etat puisse se prononcer. Notre pays va-t-il choisir d’être dans le tiers bloquant en tournant le dos à son fils, ou va-t-il se ressaisir pour renforcer l’union qui, décidant de parler d’une seule voix, a compris que la chance de l’Afrique était venue pour diriger l’Onu et qu’elle avait l’atout d’un candidat apte aux multiples tâches de cette illustre organisation mondiale. Monsieur le Président, avaler l’os présente plus de risques que d’essayer de l’extraire intelligemment. Le choix est donc sans ambages ! Un proverbe de chez nous dit : «Tal bou Yalla tal, sani si mat guene feyko.» On peut le traduire littéralement par : « Mieux vaut accepter la volonté divine plutôt que de s’y opposer.» Si le passage comme Secrétaire général de l’Onu est déjà inscrit dans le parcours inachevé du Président Macky Sall, rien ni personne ne pourra s’y opposer. Idrissa SYLLA New York idrissasylla902@gmail.com

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