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Camberene – Pour accélérer l’autonomisation locale : Le Fodem outille plus de 150 femmes

2026-03-16 - 13:26

A Camberène, la municipalité passe à la vitesse supérieure pour l’autonomisation des femmes. Sous la houlette de Mme Aminata Diop Samb, Directrice générale du Fodem, plus de 150 actrices locales viennent d’achever un cycle de formation intensive. Entre maîtrise technique et gestion d’entreprise, ce programme marque le début d’une vaste stratégie de formalisation visant à transformer 1000 groupements en piliers de l’économie locale. Par Justin GOMIS – Sous l’impulsion de sa Direc­trice générale, Mme Aminata Diop Samb, le Fonds de développement et de solidarité municipal (Fodem) vient de franchir une étape clé dans sa mission de promotion de l’entrepreneuriat. A l’issue d’une formation intensive, plus de 150 femmes de Cambérène ont reçu les clés techniques et managériales pour transformer leurs activités informelles en véritables entités économiques viables. Entre souveraineté alimentaire et structuration financière, le Fodem dessine les contours d’une résilience économique durable pour les femmes et les jeunes. C’est la Directrice générale du Fodem qui a présidé, vendredi, la clôture de cette session de formation intensive organisée à l’intention des femmes de Cambérène. Plus de 150 bénéficiaires ont pris part à ce programme ambitieux mêlant renforcement de capacités, formalisation et perspectives de financement. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale visant à transformer 1000 groupements en entités économiques solides, en partenariat avec l’Adepme et les acteurs de la diaspora. «Nous sommes inscrits dans cette dynamique depuis plus de quatre mois. Aujourd’hui, nous clôturons une session de formation articulée autour de six modules», a précisé Mme Aminata Diop Samb. Valoriser le savoir-faire local Durant une semaine, les participantes ont été formées dans des secteurs à forte valeur ajoutée : pâtisserie, saponification, «javélisation», transformation des fruits et légumes, mais aussi les techniques de maquillage. Au-delà de l’apprentissage technique, l’enjeu est de taille : valoriser les céréales locales pour promouvoir la consommation nationale et renforcer la souveraineté alimentaire. La cérémonie a d’ailleurs permis d’exposer les chefs-d’œuvre des apprenantes, illustrant la qualité des produits transformés. Pour la directrice du Fodem, ce succès technique constitue le socle indispensable à la suite de leur parcours : «Ces présentations démontrent un réel savoir-faire. Cela nous permet d’engager désormais la phase de formalisation, qui est une étape cruciale», a-t-elle soutenu. De l’informel à l’entreprise structurée L’objectif de cette politique municipale est clair : sortir ces actrices économiques de la précarité de l’informel. Ce soutien est matérialisé par une convention stratégique signée avec l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adep­me), sous l’égide du Secré­tariat d’Etat aux Pme. Cet accord permettra de formaliser 1000 groupements et des entrepreneurs individuels. Cependant, la directrice du Fodem refuse toute précipitation en matière de crédit. Sa méthode repose sur une chronologie rigoureuse : la compétence doit précéder le capital. La phase finale du processus -le financement via un fonds d’amortissement- est strictement conditionnée par cette préparation minutieuse. «Avant le financement, il est impératif de réaliser un travail en amont sur l’acquisition du savoir-faire et, surtout, sur les prérequis en gestion financière», a insisté Mme Samb. Pour elle, cette rigueur est le seul gage de pérennité pour les projets. En structurant l’accès au crédit, le Fodem ne se contente pas de distribuer des fonds, il bâtit un écosystème entrepreneurial où chaque femme formée devient une gestionnaire responsable. A travers ces actions, l’ambition est de construire une économie locale résiliente, formelle et porteuse d’espoir pour les femmes et la jeunesse. justin@lequotidien.sn

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