Babacar Ba (Fdj), Moundiaye Cissé (3D)
2026-02-10 - 12:48
Des membres de la Société civile n’ont pas hésité à prendre la parole pour dénoncer la manière dont les étudiants sont traités par le pouvoir en place. La situation chaotique à l’Ucad a fait réagir plus d’un. Moundiaye Cissé, connu pour ses prises de position sur les questions de gouvernance et de justice sociale, a dénoncé sans ambiguïté le traitement réservé aux étudiants. «Nos étudiants ne méritent pas le traitement inhumain qu’ils sont en train de subir : c’est une atteinte grave à la dignité humaine. Il est inacceptable de financer des dépenses non essentielles (véhicules et billets Mecque) pendant que des étudiants vivent dans la précarité.» Cette critique pointe du doigt un contraste perçu comme choquant entre les priorités budgétaires de l’Etat, notamment des achats de véhicules de fonction ou des dépenses liées au pèlerinage, et la situation dramatique sur les campus. De nombreux étudiants, souvent issus de familles modestes et venus de l’intérieur du pays, se retrouvent contraints de cuisiner dans des conditions précaires, de faire la queue pour des distributions alimentaires caritatives ou de survivre dans une insécurité alimentaire aiguë, en pleine période des examens. Dans la même logique, Babacar Ba, président du Forum du Justiciable et fervent défenseur des droits humains, a, quant à lui, interpellé directement le Premier ministre dans une publication récente : «Monsieur le Premier ministre, il est urgent d’apporter des solutions concrètes aux difficultés des étudiants, plutôt que de se limiter à désigner des opposants comme responsables présumés de financements les incitant à des actes de violence». Il reprenait Ousmane Sonko sur ses déclarations de Guinguinéo, dans lesquelles ce dernier voulait mettre en cause des opposants politiques comme étant derrière les actes de violence sur les campus.