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Audit – Exploitation minière responsable : Egc obtient le niveau de performance Irma 50

2026-02-06 - 12:49

Eramet Grande Côte (Egc), filiale du Groupe Eramet, spécialisée dans l’exploitation des sables minéralisés au Sénégal, a atteint le niveau de performance Irma 50, à l’issue de son premier audit externe réalisé par l’Initiative for responsible mining assurance (Irma). Cet audit constitue «une évaluation indépendante du niveau de performance environnementale, sociale et de gouvernance des sites miniers». Par Dialigué FAYE – Eramet Grande Côte (Egc) intègre le cercle des 14 sites miniers dans le monde ayant fait l’objet d’une évaluation de performance Irma. La filiale du Groupe Eramet, spécialisée dans l’exploitation des sables minéralisés au Sénégal, a atteint le niveau de performance Irma 50, à l’issue de son premier audit externe réalisé par l’Initiative for responsible mining assurance (Irma). Cet audit constitue «une évaluation indépendante du niveau de performance environnementale, sociale et de l’intégrité des affaires (gouvernance, transparence et pratiques éthiques) des sites miniers». Pour le niveau de performance concernant l’intégrité des affaires, l’entreprise a obtenu un score de 74%. Sur le pilier relatif à la planification d’un héritage positif, elle a obtenu 64%. Relativement aux niveaux de performance concernant la responsabilité sociale et environnementale, elle engrange respectivement 74% et 67%. Ce qui témoigne «de la robustesse des pratiques environnementales, sociales et de gouvernance du site». «Nous devenons ainsi le premier site du Groupe Eramet audité selon le standard Irma, référence mondiale de l’exploitation minière responsable, le premier site minier en Afrique de l’Ouest à atteindre ce niveau et le premier site de sables minéralisés au monde à obtenir une telle performance», s’est réjoui le Directeur général d’Egc. Toutefois, souligne Frédéric Zanklan, des efforts restent à faire sur un certain nombre de points. Entre autres, il cite l’amélioration de la rapidité et de la qualité du traitement des plaintes, la consolidation du processus de réinstallation selon les standards Irma, le renforcement du suivi de la qualité de l’eau, de l’air, mais aussi du bruit. La démonstration de conformité opérationnelle en matière de santé, sécurité et de gestion environnementale doit être améliorée, ainsi que la systématisation de l’indication des communautés dans le processus de planification et de suivi-évaluation. Il rappelle que «le standard Irma pour une exploitation minière responsable a été élaboré à l’issue d’un vaste processus de consultation publi­que, associant plus de 100 organisations et parties prenantes : Ong, syndicats, communautés, entreprises minières, clients et utilisateurs finaux des produits miniers. Reconnu comme l’un des cadres d’évaluation les plus complets et les plus exigeants du secteur, le référentiel Irma distingue quatre niveaux de performance : Irma Trans­parency, correspondant à une évaluation par un tiers indépendant et à la publication des résultats ; Irma 50, Irma 75 et Irma 100, qui traduisent une conformité progressive à un ensemble d’exigences critiques et l’obtention d’un score minimum de 50%, 75% ou 100% dans chacun des quatre grands piliers du standard responsabilité sociale, responsabilité environnementale, intégrité des affaires et planification d’un héritage positif à long terme». Saluant ce résultat, le président du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Cn-Itie) témoigne que «l’obtention du niveau 50 traduit un engagement concret, mais aussi un signal fort adressé aux parties prenantes : celui d’une volonté d’amélioration continue et de dialogue ou­vert». Mais, insiste Thialy Faye, «aucune performance industrielle ne peut être durable si elle ne repose pas sur le respect des communautés hôtes. Les communautés ne doivent pas être perçues comme de simples parties affectées, mais comme de véritables partenaires du développement...». Il appelle ainsi l’ensemble du secteur à s’inspirer de l’exemple d’Egc. Qui montre que «trans­parence, performance économique et respect des standards internationaux ne sont pas contradictoires, mais au con­traire, mutuellement renforçants». dialigue@lequotidien.sn

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