Assemblée – Plénière pour sa mise en accusation ce matin : Jour de vérité pour l’ex-ministre Moussa Bocar Thiam
2026-02-27 - 13:06
L’étau se resserre autour de Moussa Bocar Thiam. Convoqués en urgence ce vendredi à 11h, les parlementaires devront examiner les conclusions de l’enquête en plénière visant l’ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement du régime précédent. Entre soupçons de malversations et exigences de transparence, cette plénière marque une étape historique dans la procédure de saisine de la Haute cour de justice. Une procédure qu’il conteste avec véhémence. L’Assemblée nationale s’apprête à vivre une journée décisive. Les députés sont convoqués en séance plénière ce vendredi 27 février 2026. A l’ordre du jour : l’examen du projet de résolution visant la mise en accusation de l’ancien ministre Moussa Bocar Thiam devant la Haute cour de justice. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de statuer sur les conclusions de la commission concernant le dossier de Moussa Bocar Thiam, ancien ministre de la Communication et des télécommunications sous le régime précédent. Pour comprendre l’importance de cette séance, il faut remonter aux mois précédents. Moussa Bocar Thiam est au cœur d’une procédure judiciaire et parlementaire déclenchée suite à un rapport d’audit sur l’affaire Connect park, qui a provoqué l’arrestation, il y a quelques mois, de certains agents. Plusieurs griefs ont été soulevés, notamment des soupçons de malversations financières ayant conduit la commission d’enquête à préconiser une saisine de la juridiction d’exception. Me Thiam a toujours contesté ces allégations. La Haute cour de justice étant la seule instance habilitée à juger les ministres pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions, le vote d’aujourd’hui est une étape procédurale obligatoire. Si la résolution est adoptée par la majorité requise des députés, l’ancien ministre sera officiellement renvoyé devant les juges de cette haute juridiction. Une issue qui ne fait aucun doute ! Une plénière aux allures de test politique Cette séance plénière sera scrutée de près par l’opinion publique et la classe politique. Elle marque une étape majeure dans la lutte pour la reddition des comptes prônée par les nouvelles autorités. Pour les partisans de l’ancien ministre, il s’agit d’un «acharnement», tandis que pour les défenseurs de la transparence, c’est un signal fort envoyé contre l’impunité. Le débat de ce vendredi promet d’être électrique dans l’Hémicycle, entre défense technique et joutes verbales passionnées.