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Appui de Pandemic Fund pour la sécurité sanitaire : Le Sénégal décroche un financement de 14 milliards F Cfa

2026-02-19 - 12:56

Après deux tentatives infructueuses, le Sénégal vient d’obtenir le feu vert du Pandemic Fund pour un financement de près de 14 milliards de francs Cfa (24, 62 millions de dollars). Ce fonds est destiné à muscler les capacités nationales de prévention et de riposte face aux futures menaces épidémiques. Par Justin GOMIS – Une mobilisation de ressources d’envergure. Ce financement de 24, 62 millions de dollars, soit 14 milliards F Cfa, du Pandemic Fund, a agi comme un véritable catalyseur financier. Il a permis de mobiliser : 60 millions de dollars de cofinancement auprès de partenaires internationaux, 106, 8 millions de dollars issus directement du budget de l’Etat sénégalais. Cette réussite intervient dans un contexte mondial difficile, marqué par le désengagement de certains partenaires historiques, confirmant ainsi la solidité du système sanitaire national. L’approche «Une seule santé» au cœur du projet Le programme se distingue par sa dimension multisectorielle, baptisée approche «Une seule santé» (One Health). Il ne s’agit plus seulement de soigner l’humain, mais d’intégrer la santé animale et environnementale. Le projet s’appuie sur une collaboration étroite entre le Ministère de la santé et de l’hygiène publique (Mshp), le Haut-conseil national de sécurité sanitaire, ainsi que les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement, de la Pêche et des Forces armées. Trois piliers pour combler les lacunes Malgré ses atouts, le système sénégalais fait face à une pénurie d’experts (épidémiologistes, biologistes) et à des risques accrus liés aux oiseaux migrateurs et aux changements des pratiques agricoles. Le projet s’articule donc autour de trois axes majeurs pour le renforcement de la surveillance en améliorant la détection précoce des maladies d’origines alimentaire, hydrique et vectorielle, la modernisation des laboratoires avec le déploiement de diagnostics rapides et la création d’un réseau national de biosécurité, et le développement des ressources humaines avec une formation massive des agents de santé, vétérinaires et gardes forestiers à la gestion des urgences. Focus sur les régions vulnérables Une attention particulière sera portée aux zones géographiques les plus exposées. Les régions de Kaffrine, Kédougou, Kolda, Matam et Tambacounda sont les cibles prioritaires pour la consolidation de la sécurité sanitaire. La mise en œuvre sera assurée par un trio d’agences internationales : la Fao, l’Unicef et la Banque mondiale. justin@lequotidien.sn

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