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Application des lois pour l’égalité économique des femmes : Beaucoup reste à faire

2026-02-27 - 13:06

Le rapport «Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2026» du Groupe de la Banque mondiale met en évidence que, malgré des avancées juridiques notables, les lois en faveur de l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié à l’échelle mondiale. Il souligne également que seuls 4% des femmes vivent aujourd’hui dans des pays leur garantissant des droits économiques quasiment égaux à ceux des hommes. Par Dialigué FAYE – Les pays consentent des efforts dans l’établissement de nouvelles lois pour l’égalité économique des femmes. Mais pour ce qui est de l’application, beaucoup reste à faire. Le nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale intitulé «Les femmes, l’entreprise et le droit» relève que «malgré des avancées juridiques notables, les lois en faveur de l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié à l’échelle mondiale». Il souligne également que «seuls 4% des femmes vivent aujourd’hui dans des pays leur garantissant des droits économiques quasiment égaux à ceux des hommes. Une situation qui empêche les économies d’atteindre leur plein potentiel de croissance et de création d’emplois». En plus de mesurer l’égalité des droits dans les législations en vigueur, la dernière édition du rapport «Les Femmes, l’Entreprise et le Droit» évalue, pour la première fois, leur degré d’application. «Sur le papier, la plupart des pays affichent des résultats satisfaisants, avec un score moyen mondial de 67 sur 100 en ce qui concerne l’adoption de lois en faveur de l’égalité économique entre les femmes et les hommes», analyse l’économiste en chef et premier vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’économie du développement, cité dans un communiqué. Mais s’agissant du respect des lois, précise Indermit Gill, «la note moyenne tombe à 53. Et elle chute à 47 pour ce qui est de la mise en place des systèmes nécessaires à l’exercice de ces droits. Ces chiffres mettent en évidence des inégalités de chances criantes, et les conclusions de ce rapport offrent aux responsables publics des informations clés pour enrayer le déclin du potentiel de croissance des économies en développement». Le rapport dresse un état des lieux mondial de la participation des femmes à la vie économique dans dix principaux domaines, parmi lesquels la sécurité contre les violences, l’accès à des services de garde d’enfants, l’entrepreneuriat, les protections liées à l’emploi, la propriété et la sécurité à la retraite. L’insécurité face aux violences apparaît comme un point particulièrement faible, qui fragilise la capacité des femmes à travailler de manière régulière. D’après le directeur de la cellule Indicateurs de politique publique à la Banque mondiale, «la véritable égalité commence par la sécurité. Que ce soit à la maison, au travail ou dans l’espace public, la protection des femmes est une condition indispensable à leur réussite et à leur épanouissement». Or, souligne Norman Loayza, «le monde est loin du compte dans ce domaine. Un tiers seulement des législations nécessaires ont été adoptées, et, quand elles le sont, elles ne sont pas appliquées comme elles le devraient dans 80% des cas». Selon le document, «l’entrepreneuriat constitue un autre domaine à la traîne. Dans la quasi-totalité des pays, les mêmes règles juridiques s’appliquent aux hommes et aux femmes en ce qui concerne la création d’entreprise. En revanche, seulement la moitié environ promeut un accès égal au crédit, privant de fait les femmes entrepreneures de financements». dialigue@lequotidien.sn

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