Ansd – Activité économique des entreprises : Le chiffre d’affaires à la hausse de 4, 9%
2026-03-03 - 13:18
Le chiffre d’affaires des entreprises s’est accru de 4, 9%, passant de 20 901, 5 milliards de francs Cfa en 2023 à 21 927, 4 milliards de francs Cfa en 2024, selon la dernière édition de la Situation économique et sociale nationale de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Par Dialigué FAYE – L’activité économique des entreprises a maintenu sa dynamique positive après le ralentissement lié à la crise sanitaire du Covid-19 survenue entre 2019 et 2020. En effet, «le chiffre d’affaires des entreprises s’est accru de 4, 9%, passant de 20 901, 5 milliards de francs Cfa en 2023 à 21 927, 4 milliards de francs Cfa en 2024», selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. A travers sa dernière édition de la Situation économique et sociale nationale, l’Ansd explique que «cette situation est tributaire de la hausse simultanée notée dans tous les macrosecteurs notamment, les services qui ont cru de 8, 3%, le commerce, 6, 2%, les Btp, 2, 5% et l’industrie, 1, 6%». S’agissant de la production des entreprises du secteur moderne, elle est passée, selon l’agence, «de 14 579, 8 milliards de francs Cfa en 2023 à 15 404, 3 milliards de francs Cfa en 2024, soit une hausse de 5, 7 %. De même, la Valeur ajoutée (Va) de ces entreprises, base 2014, a bondi de 5, 2% passant de 3614, 9 milliards de francs Cfa en 2023 à 3803, 8 milliards de francs Cfa en 2024. Cette situation est essentiellement imputable à la hausse de la Va dans l’ensemble des secteurs ; notamment le commerce progressant de 22, 4%, les services, 4, 9%, les Btp, 4, 3% et l’industrie, 2, 2%». Pour les charges de personnel, note le document, «les entreprises du secteur moderne ont supporté 2263, 9 milliards de francs Cfa en 2024 contre 2095, 8 milliards de francs en 2023, soit une remontée de 8%. Cette hausse est consécutive aux cumuls des charges supportées par les entreprises dans tous les différents macrosecteurs : 11, 6% pour l’industrie, 6, 8% pour le commerce, 6, 3% pour les services et 5,,4% pour les Btp». Quid des investissements ? «Les entreprises du secteur moderne ont augmenté de 4, 3% et se sont établis à 20 911, 3 milliards de francs Cfa en 2024, contre 20 046 milliards de francs en 2023. Cette hausse est essentiellement imputable à celle enregistrée dans les Btp de 16, 3%, le commerce, 5, 4%, les services, 5% et l’industrie, 2, 7%», renseignent Abdou Diouf, Dg de l’Ansd, et ses collaborateurs. Le nombre d’entreprises du secteur moderne est évalué à «20 388 unités en 2024, contre 19 068 en 2023. En 2024, l’analyse de la répartition par secteur montre que 49, 3% des entreprises s’activent dans les services, 30% dans le commerce, 11, 4% dans les industries et 9, 3% dans les Bâtiments et travaux publics. Selon la taille, la structure des entreprises est majoritairement composée de Petites et moyennes entreprises (Pme) avec une proportion de 93, 7% dont 83, 5% de petites entreprises. L’analyse de la répartition des Pme selon le secteur montre que la majorité (50, 5%) des Pme s’active dans les services. Elles sont, ensuite, constituées de 31, 2% de Pme commerciales et 10, 6% d’industrielles. Les Pme exerçant dans les Btp ne représentent que 7, 7%». Un recul de 4, 2% des unités enregistrées au Ninea En 2024, le nombre d’unités économiques enregistrées au Ninea est évalué à «91 936, contre 95 982 en 2023, soit une baisse de 4, 2%». Globalement, il est noté sur la période 2019-2024, «une tendance à la hausse des immatriculations avec une évolution moyenne annuelle de 9, 5%. Suivant le type de l’unité, en 2024, les entreprises personnes physiques concentrent 72, 5% des immatriculations, ce qui en fait la forme dominante. Elles sont suivies des entreprises personnes morales représentant 14, 4%. La répartition des nouvelles immatriculations par régime juridique montre que les entreprises individuelles représentent 72, 7% du total des immatriculations en 2024. Elles sont suivies des Groupements d’intérêt économique (Gie) représentant un taux de 6, 7%, des Sociétés à responsabilité limitée (Sarl), 2, 9%, et des Sociétés unipersonnelles à responsabilité limitée (Suarl), 2, 2%». Selon l’activité principale, le commerce reste l’activité la plus déclarée pour les nouvelles immatriculations avec un pourcentage de «64, 1% des unités économiques en 2024 contre 59, 9% en 2023». Il est suivi des services fournis aux entreprises représentant «7, 9% puis des services personnels et divers, 7, 5%». Selon les caractéristiques des entrepreneurs personnes physiques, la création d’entreprises demeure majoritairement masculine, selon l’Ansd. Qui précise que «depuis 2019, la proportion d’entreprises détenues par des hommes oscille entre 68, 3% et 71%. Suivant l’âge, la majorité des propriétaires d’entreprises individuelles est relativement jeune. En 2024, 43% des entrepreneurs individuels ont entre 35 et 55 ans, contre 38, 6% en 2023. Cette tranche d’âge est suivie de près par les entrepreneurs âgés de 25 à 35 ans, qui représentent 37, 8% de l’ensemble des entrepreneurs individuels». dialigue@lequotidien.sn