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Anniversaire – Présence africaine célèbre les 70 ans du Congrès de 1956 : Dakar, capitale de la pensée noire

2026-03-12 - 13:18

Soixante-dix ans après l’événement historique de la Sorbonne, la maison d’édition Présence africaine organise une commémoration d’envergure au Musée des civilisations noires. Du 19 au 22 septembre 2026, intellectuels et créateurs se réuniront pour honorer l’héritage de Alioune Diop et projeter la culture négro-africaine dans l’ère de l’Intelligence artificielle. Ce sera un rendez-vous historique au Musée des civilisations noires. Dakar s’apprête à devenir le centre de gravité de la pensée panafricaine. Dans un communiqué, la prestigieuse maison d’édition Présence africaine a annoncé la célébration du 70e anniversaire du premier Congrès international des écrivains et artistes noirs. L’événe­ment, prévu du 19 au 22 septembre 2026, se tiendra au Musée des civilisations noires, partenaire clé de cette manifestation. De la Sorbonne à Dakar : un héritage vivant Ce rassemblement rend hommage à l’acte fondateur de septembre 1956. A l’époque, sous l’impulsion du Sénégalais Aliou­ne Diop, des figures majeures du continent et de la diaspora s’étaient réunies à la Sorbonne, à Paris, pour affirmer l’unité culturelle du monde noir et dénoncer d’une seule voix le système colonial. «C’était un acte fondateur qui résonne aujourd’hui avec une force renouvelée», soulignent les organisateurs. Cette célébration ne se veut pas une simple rétrospective : elle s’inscrit dans une continuité militante, jetant un pont entre les engagements historiques de 1956 et les défis pressants de notre siècle. Il y a trois séquences pour penser l’avenir pour ce programme, qui réunira écrivains, chercheurs et acteurs culturels du monde entier, s’articulera autour de trois axes majeurs : mémoire et héritage avec une réflexion sur les acquis du Congrès de 1956 et la profondeur de la culture négro-africaine ; état des lieux suivi d’une analyse sans concession de la crise culturelle actuelle, à travers les réalités du continent et de ses diasporas. Sans oublier la prospective et la technologie : une exploration des voies de demain, en interrogeant l’impact des bouleversements numériques et de l’intelligence artificielle sur la création artistique noire.

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